09.10.2010

Si tu veux faire un bon vote ...Marguerite...60 ans sans la décote!

affiche ML avec 60 ans et 65 ans.jpg

Marguerite Lamour est députée UMP de Brest Rural. Elle a fait partie de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité.

Dans le cadre de la mobilisation sur les retraites et la préparation du  12 octobre, notre collectif citoyen, pour une retraite à taux plein à 60 ans, est allé samedi matin 9 octobre "défiler" sur le marché de St Renan au cmobilisation retraites 010.jpgoeur de la circonscription de Marguerite Lamour, députée UMP.

 

Nous y avons dénoncer son "double crime de haute trahison". Elle a en effet voté la suppression de la retraite à 60 ans alors que cette mesure n'était même pas dans son programme; elle a aussi voté le passage de 65 à 67 ans de l'âge d'octroi de la retraite à taux plein, c'est à dire sans décote, ce qui frappe en premier lieu les femmes, alors qu'elle même faisait partie de la délégation de l'assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité.mobilisation retraites 014.jpg

Nous avons défilé en chantant, "portés" par une trompette du collectif :

"si tu veux fairemobilisation retraites 005.jpg un bon vote, Marguerite, Marguerite, si tu veux faire un bon vote : 60 ans sans la décote !" et en  réclamant son "arrestation" avant le vote en seconde lecture, tout en appelant au 12 octobre et à la poursuite de la lutte !
podcast

 

 

01.10.2010

tract collectif pour le 2 octobre

banderolle collectif.jpg

Jeunes ou moins jeunes

aux côtés de toute la population,

MANIFESTONS NOMBREUX

SAMEDI 2 OCTOBRE

à 14 h 30 place de la Liberté à BREST

Contre l'avis de la majorité de la population, contre l'avis de TOUS les syndicats, contre l'avis de millions de grévistes et de manifestant-e-s, Sarkozy - Woerth - Fillon, ce gouvernement des riches, trempé dans les scandales financiers, veut casser les retraites basées sur la solidarité.

  • Allons-nous accepter de voir baisser une fois de plus le montant des retraites et favoriser la capitalisation qui mettra notre avenir à la merci de la Bourse ?

  • Allons-nous accepter de devoir bosser jusqu'à 62 ans voire 67 ans, alors que les patrons licencient à 55 ans et que l'espérance de vie en bonne santé n'est que de 63 ans ?

  • Allons-nous accepter de voir nos parents trimer jusqu'à 67 ans pour des retraites de misère, alors que les capitalistes s'empiffrent ?

L'affaire Woerth Bettencourt, les bénéfices colossaux du CAC 40 montrent que l'argent coule à flot dans les caisses du patronat. Il n'y a qu'un seul problème :

celui de la REPARTITION des RICHESSES !

Pour imposer une autre répartition des richesses, il faut exiger l'augmentation des salaires et le plein-emploi qui rendront bénéficiaires tous les comptes sociaux (Sécu, retraites, chômage).

Pour défendre une conquête sociale essentielle,

celle du DROIT à la RETRAITE à 60 ans, et à taux plein !

Comme pour le CPE,

nous pouvons gagner le retrait de cette loi injuste !

Collectif Brest-retraites: http//Brest-retraites.hautetfort.com

23.09.2010

Manifestation le 23 septembre

A Brest, 10h30, place de la Liberté

La Lutte Continue

El pueblo Unido jamas sera vencido!

Et 1, et 2, et 3 millions…

Tract du collectif « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

Le gouvernement est déterminé ? nous, encore plus !
Tous ensemble le 23 septembre pour bloquer le projet

L’issue de la bataille des retraites se joue maintenant dans la rue. Cette bataille a quitté les salons élyséens où la parole populaire ne pénètre pas. Elle s’est imposée par une mobilisation sans précédent parce que la population a compris que le gouvernement mentait et préparait une réforme catastrophique sauf pour la poignée de nantis qui tiennent les clés de la richesse et du pouvoir.

Il ne faut pas travailler plus

Le Premier Ministre a fini par l’avouer : faire travailler davantage a pour but d’ôter de la tête des travailleurs l’idée même qu’ils pourraient avoir une tranche de vie libre. Il fait ainsi coup double : moins de pensions à verser et plus de profits pour les actionnaires qui applaudissent la réforme.
La baisse du temps de travail sur l’ensemble de la vie est le meilleur moyen de répartir équitablement les gains de productivité. Au contraire, les réformes de 1993 et de 2003 fondées sur l’allongement de la durée de cotisation et la modification des règles de calcul, ont entrainé une baisse de 20 % des pensions. La réforme en cours provoquerait une baisse supplémentaire comparable.

La retraite par répartition n’est pas condamnée

L’augmentation considérable du déficit des régimes de retraite (2,2 milliards en 2006 et 32,2 en 2010) est due en totalité à la crise du capitalisme. Elle n’est pas due à l’allongement de l’espérance de vie. Celle-ci est parfaitement assimilable si les cotisations sociales progressent au rythme des besoins. Le gouvernement et le patronat ne veulent pas en entendre parler parce que cela signifierait de prélever sur les profits financiers qui ont explosé depuis trente ans au même rythme que de la dégradation des salaires et de l’emploi.

Les inégalités ne sont pas une fatalité

La réforme du gouvernement est plus qu’injuste, elle est insoutenable. Elle condamne les femmes à ne jamais atteindre la durée de cotisation exigée et à les faire attendre 67 ans pour obtenir une pension écrasée par la précarité de leur carrière et de leur salaire.
Elle condamne les jeunes entrant tardivement dans l’emploi à courir après 41 ou 42 ans de cotisation.
Elle condamne hommes et femmes ayant commencé à travailler avant 18 ans à cotiser deux ans de plus.
Elle condamne enfin les victimes de travaux pénibles à mourir plus tôt parce que le Medef a refusé que la notion de métier pénible soit inscrite dans la loi.

Les générations futures ne sont pas condamnées

De nombreux jeunes pensent aujourd’hui qu’ils n’auront aucun droit à la retraite. C’est bien l’objectif de cette réforme : les obliger à se tourner dès maintenant vers des formes d’épargne par capitalisation et en finir avec la solidarité. Mais la retraite des jeunes sera fonction de la richesse qui sera produite dans l’avenir et de la manière dont elle sera répartie.

Il est possible de gagner

Plus la mobilisation sociale s’étend, plus le gouvernement s’arc-boute. C’est presque un bon signe : il a désigné lui-même ce qu’il considère comme les « fondamentaux » de sa réforme : le recul des âges de la retraite. Pour les salariés et l’ensemble de la population, c’est la même chose. La retraite à 60 ans est un choix social, un droit fondamental : ne pas perdre sa vie à mal la gagner et bénéficier d’un temps de vie hors de la contrainte du travail subi.

Le gouvernement n’a aucune légitimité pour imposer cette contre-réforme. De plus, il méprise la représentation sociale et compte passer en force, ne nous laissant pas d’autre solution que de préparer un affrontement décisif tel que celui qui a eu lieu contre le CPE ou en décembre 1995. La bataille des retraites est à un tournant. Pour l’aborder, le mouvement social doit s’amplifier encore. La journée de grèves et de manifestations du 23 septembre, jour où le débat s’ouvrira au Sénat, devra franchir une étape majeure.

Retrait du projet de loi. Faisons entendre nos propositions pour une réforme solidaire.
Retraite à 60 ans à taux plein. Pas un jour de plus, pas un euro de moins.

Collectif « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

http://www.exigences-citoyennes-retraites.net

ATTAC, Fondation Copernic, Solidaires, FSU, UNEF, Femmes Egalité, Osons Le Féminisme, FASE, Résistance Sociale,
Les Verts, MPEP, Gauche Unitaire, PCOF, Les Alternatifs, Parti de Gauche, PCF, NPA, G. Filoche (Inspecteur du travail)

Retraite des femmes : le mensonge comme seul argument

Tribune parue dans Le Monde (17 septembre 2010)

 

Sourd à l’hostilité de la population à la réforme des retraites, le gouvernement maintient son projet, en l’amendant de quelques mesurettes sur la pénibilité ou les carrières longues. Contre les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes, pourtant très importantes, rien n’est prévu. Eric Woerth en conteste même la réalité et tient des propos lénifiants sur l’évolution de la situation, en niant les conséquences particulièrement négatives qu’aurait son projet sur les femmes. Sur cette question, son discours se réduit à deux arguments, basés sur l’hypocrisie et le mensonge.

Hypocrisie quand il répète que "la retraite n’a pas vocation à corriger l’ensemble des inégalités existant dans l’emploi". Certes, mais elle n’a surtout pas vocation à les amplifier. Or c’est le cas : la pension moyenne des femmes, tout compris, ne représente que 62 % de celle des hommes, alors que leur salaire moyen représente 80 % de celui des hommes. En outre, sans les dispositifs conjugaux et familiaux dont elles bénéficient, leur pension ne représente même pas la moitié (48 %) de celle des hommes. Ces dispositifs se révèlent donc indispensables, tout en restant insuffisants pour compenser les inégalités.

Pourtant, le gouvernement n’hésite pas à affirmer, dans le dossier de présentation du projet de loi : "Les femmes bénéficient de nombreux dispositifs de solidarité au sein de nos régimes de retraite, qui (…) compensent efficacement l’impact des enfants". Permettre aux femmes d’atteindre 62 % de la pension des hommes, est-ce cela une compensation efficace ? C’est probablement au nom d’une telle conception que ces dispositifs ont déjà été réduits par la réforme de 2003 et en 2009, et qu’ils continuent d’être mis en cause… au nom de l’égalité entre les femmes et les hommes ! Hypocrisie encore, lorsque le projet prévoit de sanctionner les entreprises pour… absence de plans pour l’égalité professionnelle, alors que c’est l’absence de résultats qui doit enfin être sanctionnée si on vise vraiment à l’efficacité.

Mensonge lorsque M. Woerth conteste le fait que l’allongement de la durée de cotisation et le recul des bornes d’âge pénalisent plus fortement encore les femmes : celles-ci ont en moyenne beaucoup moins de trimestres validés que les hommes, elles sont proportionnellement plus éloignées de la durée exigée, et elles attendent souvent l’âge de 65 ans pour liquider leur retraite sans subir la décote. Mais pour le ministre, il semble ne plus y avoir de problème d’inégalités entre les hommes et les femmes. Il affirme ainsi : "aujourd’hui les femmes ont au moins autant de trimestres validés que les hommes" (présentation du projet de loi le 15 juin 2010), et "la durée d’assurance des femmes est supérieure à celle des hommes de dix-sept trimestres en moyenne pour les générations récentes", et encore, lors du débat en séance du 9 septembre à l’assemblée nationale : "Les femmes nées dans les années 1960, lorsqu’elles prendront leur retraite, auront quinze trimestres de plus que les hommes". Il ajoute : "ce n’est pas le gouvernement qui l’affirme, c’est dans le rapport du COR".

Tout cela est faux. Les rapports du Conseil d’orientation des retraites (COR) disent des choses très différentes. Les écarts entre les durées validées par les hommes et les femmes se réduisent, lentement, au fil des générations mais on est loin, aujourd’hui comme dans un futur proche, de durées équivalentes : les femmes parties en retraite en 2004 avait toujours vingt trimestres de moins que les hommes, tout compris ! C’est à dire cinq annuités de moins, on peut rappeler que cinq annuités manquantes entrainent une décote de 25 %, sur une pension déjà plus faible puisque proratisée.

LA QUESTION RESTE ENTIÈRE ET NON TRAITÉE

Pour le futur, selon les projections établies par la Caisse nationale de l’assurance vieillesse (CNAV) et rapportées par le COR, les femmes "pourraient avoir une durée validée tout compris supérieure aux hommes. Pour la génération née en 1980, l’écart en leur faveur serait de l’ordre de cinq trimestres". D’une part, cet écart contredit fortement les quinze ou dix-sept trimestres affirmés par le ministre ! Sur le fond, la génération de 1980 pour laquelle l’écart pourrait être de cinq trimestres en faveur des femmes, arrivera à 60 ans en… 2040, soit dans 30 ans. D’ici là, quid des générations de femmes qui partiront en retraite avec un nombre insuffisant de trimestres, en moyenne plus faible que les hommes, et que cette réforme obligerait à attendre 67 ans pour ne pas voir amputée une pension déjà bien faible ? Ces femmes n’auraient qu’à se consoler à l’idée que les inégalités auront probablement diminué au moment de la retraite de leurs petites filles ?

D’autre part, rappelons ce que le COR précise sur ces projections : "Ces estimations doivent néanmoins être interprétées avec prudence, du fait des limites inhérentes aux projections… elles suggèrent simplement que les écarts pourraient s’annuler voire s’inverser". Eric Woerth ne s’embarrasse pas de telles réserves ! De plus, ces projections sont aujourd’hui obsolètes, puisqu’elles ont été réalisées avant la mesure de 2009 qui a diminué les trimestres attribués aux femmes du régime général au titre des enfants. Il est plus que probable que cela modifie grandement les projections pour l’avenir…

Le rapport du COR dit en toutes lettres que les décalages de la date de départ en retraite seraient plus importants chez les femmes que chez les hommes, témoignant de la pénalisation particulière des femmes en cas de report des bornes d’âge. Ce résultat reste lui aussi occulté. Même la Commission européenne attire l’attention sur le risque de pauvreté plus élevé pour les femmes, en particulier pendant la retraite.

La question des inégalités de retraite entre les hommes et les femmes reste donc entière et non traitée. Le projet de réforme est injuste non seulement envers les femmes, mais envers les jeunes, les carrières longues, les métiers pénibles et plus globalement l’ensemble des salarié-s, parce que fondamentalement il refuse de s’attaquer à l’inégal partage entre le capital et le travail qui a fait reculer la masse salariale en proportion inverse de l’envolée des dividendes. Un projet alternatif existe pour faire reculer les inégalités et financer un bon niveau de retraites, il est fondé sur la solidarité et le partage des richesses.

13.09.2010

Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les éditorialistes à la retraite...

par jean-Marie Harribey

publiée ici

autres textes du même auteur ici

Au lendemain de la journée de grève et manifestations du 7 septembre contre le projet de réforme des retraites, il est intéressant de faire un tour chez les éditorialistes et les commentateurs. 

Le Figaro (9 septembre) est sans surprise : il titre sur les « ouvertures de Nicolas Sarkozy » alors que… elles ne portent pas sur les « fondamentaux ».

Les Échos (9 septembre), par la plume de son éditorialiste Jean-Francis Pécresse, qualifient de « sacrifice » les concessions du gouvernement. Sans doute faut-il comprendre que le gouvernement fait un « utile sacrifice » en … sacrifiant l’essentiel des acquis sociaux. Mais tout doit s’arrêter là : « il ne faut plus rien céder », nous dit-on.

Avec Libération (9 septembre), les choses deviennent plus subtiles : Laurent Joffrin explique : « si l’opinion juge injuste la réforme, elle estime qu’on ne peut laisser en l’état le système de retraites ». Faut-il en conclure que l’opinion souhaite une réforme injuste ?

La perle se trouve dans l’éditorial du Monde (9 septembre). Éric Fottorino assène : « Sur le fond, pourtant, repousser l’âge légal de départ à la retraite est une nécessité largement admise. » Par qui ? Près des deux tiers des Français désapprouvent cette réforme. Seule l’opinion des élites néolibérales doit-elle être prise en compte ? Mais ce n’est pas tout, l’éditorialiste poursuit : « Sauf à entretenir un mensonge général sur la capacité de l’État à financer le système. » Comment faut-il expliquer que ce qui finance les retraites, ce n’est pas l’État, mais l’activité économique des actifs dont l’évolution n’est jamais, jamais, jamais, mise en parallèle par les commentateurs avec l’évolution de la démographie ?

Pour ce qui concerne les prises de position, le bonnet d’âne peut être décerné à Xavier Bertrand qui disserte dans Libération (9 septembre). Morceaux choisis :

« Trente deux milliards [de déficit des retraites] pour l’année 2010 ». Oui, mais en 2006, à la veille de la crise, le déficit n’était que de 2,2 milliards (chiffre du Conseil d’orientation des retraites). À qui fera-t-on croire que cette multiplication brutale par quinze en quelques mois est due à l’allongement de l’espérance de vie ?

« La baisse des pensions : impensable pour nous. » Or, elle est déjà de l’ordre de 20 % à cause des réformes précédentes et elle le sera d’autant avec la réforme en cours.

« L’augmentation des cotisations : elle freinerait la compétitivité des entreprises et amputerait le pouvoir d’achat des ménages. » Faux car si on soumet les dividendes à cotisations, cela n’entache en rien la compétitivité des entreprises et cela n’érode que le pouvoir d’achat des nantis, déjà gavés.

« Nous vivons plus vieux, il est donc normal de travailler un peu plus longtemps. » C’est écrit où ? Dans le ciel, sur les fresques pariétales de Lascaux ou dans le grand livre du Medef ?

Au chapitre des propositions, une vingtaine d’intellectuels ou de responsables syndicaux et associatifs (parmi lesquels Michel Aglietta, François Chérèque, Denis Clerc, François Dubet, Thomas Piketty, Alain Touraine, Michel Wieviorka…) se livrent à un bel exercice dans Le Monde (9 septembre). Puisque « le projet du gouvernement accroît les injustices sociales et salariales », surtout par les ses mesures d’âge, il faut « engager une réforme globale ». On les suivra totalement quant à la nécessité d’unifier les multiples régimes de retraite existants. Mais pourquoi, pour y parvenir, instituer une retraite à… deux vitesses ? Une avec un « volet contributif, financé par des cotisations sociales ». Une autre avec un « volet solidaire, financé par une fiscalité progressive ». Pourquoi faudrait-il concevoir une retraite « solidaire » dont on voit bien qu’elle serait réservée aux plus pauvres en en faisant un « revenu de citoyenneté » ?

La réponse est ici : « Le nouveau système devra prendre en compte l’augmentation progressive de l’espérance de vie, à la fois par la durée de cotisations et, si nécessaire, des taux de cotisation. Mais, si nous vivons plus longtemps en meilleure santé, et si nous devons travailler plus longtemps pour sauver nos retraites, c’est le principe de la retraite au choix (à la carte) qui devrait prévaloir. » Après nous avoir expliqué que « le relèvement de l’âge minimum de départ à la retraite de 60 à 62 ans accroît les inégalités et les possibilités de choix des salariés sur qui repose l’essentiel des efforts consentis. » Consentis ? Ah, le beau lapsus ! Avec une telle proposition qui rappelle sans le dire les projets de système par points ou de système par comptes notionnels, on ne s’étonnera pas si le front uni contre le projet de Monsieur Sarkozy venait à se lézarder.

Vivement la retraite : Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les éditorialistes à la retraite…

 

Non, le report de l’âge légal de 60 à 62 n’est pas inévitable

par Jean-Jacques Chavigné

Vendredi 10 septembre, sur France-Inter, Bernard Maris affirmait que le report de l’âge légal de date en retraite de 60 à 62 ans était inévitable car la majorité des salariés avait à 60 ans les annuités nécessaires à une retraite à taux plein.

Cette affirmation de Bernard Maris rencontrait – qui s’en étonnerait ? – l’entier assentiment du néolibéral Dominique Seux avec lequel il était supposé débattre.

Cette affirmation ne peut pourtant, en aucun cas, prétendre à l’objectivité que revendiquaient les deux compères.

Pour le Conseil d’Orientation des Retraites, l’âge moyen de départ en retraite est égal à 61,5 ans et l’âge moyen de sortie définitive du marché du travail est de 58,5 ans.

60 % des salariés du secteur privé qui prennent leur retraite ne sont plus, en effet, au travail. Ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. Avec un report de 2 ans de l’âge légal de départ en retraite, c’est 10 % à 15 % de salariés supplémentaires qui se retrouveraient dans cette situation et partiraient donc avec une retraite minorée, contrairement à toutes les affirmations péremptoires de M. Sarkozy. En effet, les droits acquis pour la retraite sont loin d’être identiques selon que l’on est au travail, au chômage, en invalidité ou en maladie. De surcroît, le problème serait reporté sur les caisses d’assurance maladie ou d’assurance chômage. Quel serait l’intérêt de ce report ?

... lire la suite ici...

Meeting unitaire de Montreuil

2010-09-13_213539.jpgDans l'attente de la réunion publique du 16 septembre, à Brest et de l'organisation d'un Meeting Unitaire dans le Finistère, par l'ensemble des collectifs finistèriens, découvrez en quelques images le meeting unitaire de Montreuil du 8 septembre, le lendemain du succès du 7.

C'est à découvrir ICI.

Réunion Publique le 16 septembre à 20 h

Flyer web Réunion Retraites 16 sept.jpgJean-Marie Harribey sera à Brest, à la Maison des Syndicats, pour débattre et abbattre les idées reçues sur les retraites.

Un moment de débat pour repartir plus fort lors de la prochaine manifestation du 23 septembre.

La démocratie c'est nous!!

Soyons nombreux le jeudi 16, à 20h. La Maison des Syndicats c'est rue de l'Harteloire.

22.06.2010

La mise en cause des 60 ans n'est pas démocratique. Sarkozy a dit ne pas avoir de mandat pour le faire

sarko-60ansbis.jpg

La solution au problème des retraites, nous le disons fort, passe par une répartition plus juste des richesses et, c'est la même chose, de la valeur ajoutée crée par ceux qui travaillent. Cette répartition a été modifiée en préjudice des salaires depuis 20 ans (près de 10 points du PIB, alors qu'il suffirait de 3 points pour combler le déficit des retraites). Le problème du financement des retraites, mais aussi de la sécurité sociale dans son ensemble, des services publiques de plus en plus défaillants car de moins en moins soutenus, mais aussi le pouvoir d'achat (thème fort de la dernière campagne électorale) découlent de ce détournement perpétuel en faveur du capital.

Moins de salaires pour vivre, c'est aussi moins de cotisations pour s'assurer socialement l'accès à la santé, à la retraite, à des services publiques.

Pendant la campagne électorale, précisément, Nicolas Sarkozy affirmait que la question du pouvoir d'achat, c'est à dire du salaire, c'est à dire de la répartition des richesses, était "La Question" de la France.

Plus tard, cette même question semble mineure... les caisses sont vides (jusqu'à que l'on ait eu besoin de financer les banques) et il avoue ne pas avoir d'ordres à donner aux entreprises (au sein desquelles la répartition des richesses est faite... en faveur des actionnaires et non de ceux qui produisent la richesse).

http://www.dailymotion.com/video/x4o9ic_et-toi-non-plus-t...

Une démagogie récurrente et anti-démocratique. Dans son programme de campagne il affirmait que "le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer". Depuis, suite aux propositions "Made in Medef", Sarkozy affirmait ne pas avoir de mandat des français, de ne pas s'être engagé devant les français, à mettre en cause les 60 ans.

Mais depuis, les entreprises, et le Medef, ont eu des ordres à lui donner... et à lui d'obéir.

http://www.dailymotion.com/video/xdgcle_age-legal-de-depa...